Communiqué de la Coordination des communautés en conflit Arauko Malleko

Publié le par Nicolas

La CAM a revendiqué l’attentat contre les camions qui circulaient sur la route 5 dans un communiqué, l’organisation a notamment déclaré dans un communiqué une de nos organisations de résistance mapuche a agit contre les intérêts capitalistes qui circulent sur notre cher territoire, sur une des routes qui a le plus détruit l’intégrité de notre culture et notamment le « by-pass de Temuco ».

Communiqué de la CAM

« Pour ce qui concerne la fin de la très longue grève de la faim de notre soeur Patricia Troncoso, nous voulons exprimer notre joie de voir celle-ci se terminer, elle a privilégié sa vie et la CAM  a toujours revendiqué la vie comme axe central de notre pratique politique, raison pour laquelle nous attribuons beaucoup de valeur à cette décision. Dans l’avenir la présidente Bachelet devra assumer et garantir la récupération complète de la santé de Patricia, parce que, par son indolence, ses tergiversations et sa superbe elle a mit en péril la vie de notre sœur. Nous dénonçons, une fois de plus, le traitement raciste, vexant et violent qui est appliqué aux prisonniers politiques mapuches, et en particulier dans le cas de Patricia Troncoso qui a du  risquer sa vie durant 112 jours pour obtenir des bénéfices pénitentiaires qui sont automatiques pour n’importe lequel des détenus.

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Il faut dénoncer aussi le comportement anti-éthique du directeur de l’hôpital de Chillan, qui non seulement, a persécuté de façon constante les membres de la famille et les amis de Patricia qui campaient face à l’hôpital, mais qui, en plus, s’est joint au personnel médical de la gendarmerie pour torturer et séquestrer Patricia dans un hôpital qui était à sa charge, violant ainsi toutes les conventions internationales sur le traitement médical des patients et  grévistes de la faim. Il a réduit les visites des membres de la famille directe et a laissé s’installer une pression en l’incitant à accepter une proposition gouvernementale quand elle était très faible et après avoir subit une intervention médicale, suite à une douteuse décompensation. Sur l’accord en lui-même nous maintenons notre appréhension, en particulier en ce qui concerne la parole du gouvernement, parce qu’elle ne garantie rien que nous puissions mettre en valeur mais nous reconnaissons la valeur de l’écrit de la conférence épiscopale d’assumer la responsabilité morale et garantir que la parole du gouvernement soit tenue, nous allons être attentifs à ce que l’église assume son rôle de garant.

D’autre part, et comme toujours l’a fait l’état, le gouvernement tourne le dos au peuple mapuche en laissant de côté les accords sur les demandes de fond de la grève de la faim qui sont : démilitarisation des zones en conflit, liberté pour tous les prisonniers politiques mapuches, dérogation à la loi antiterroriste et utilisation de témoins sans visage, révision du procès Poluco Podenco.  Au contraire de cela, le gouvernement a augmenté la persécution des communautés en lutte et les perquisitions continuent à Rukañanco, Tirua sud et Lleu Lleu en Arauco et à Ercilla et Vilcun dans la neuvième région. Dans ce contexte, il n’y a pas de dialogue possible avec ce gouvernement, considérant que l’exigence d’un dialogue est l’écoute et nous savons que ce gouvernement tout comme les précédents est un gouvernement de sourds. De la même manière la nomination d’un nouvel acteur gouvernemental pour traiter le thème « indigène » ne changera rien et le temps le démontrera. Enfin, nous voulons saluer les actions de résistance de nos communautés qui sont l’expression de la dignité mapuche mise en acte. Pendant que la justice winka protège les assassins, la dignité mapuche rend la justice ».

Coordinadora de Comunidades Mapuche en Conflicto Arauco Malleco  4 février 2008
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