Communiqué de la Coordination des communautés en conflit Arauko Malleko
La CAM a revendiqué l’attentat contre les camions qui circulaient sur la route 5 dans un communiqué, l’organisation a notamment déclaré dans un communiqué une de nos organisations de résistance mapuche a agit contre les intérêts capitalistes qui circulent sur notre cher territoire, sur une des routes qui a le plus détruit l’intégrité de notre culture et notamment le « by-pass de Temuco ».
Communiqué de la CAM
« Pour ce qui concerne la fin de la très longue grève de la faim de notre soeur Patricia Troncoso, nous voulons exprimer notre joie de voir celle-ci se terminer, elle a privilégié sa vie et la CAM a toujours revendiqué la vie comme axe central de notre pratique politique, raison pour laquelle nous attribuons beaucoup de valeur à cette décision. Dans l’avenir la présidente Bachelet devra assumer et garantir la récupération complète de la santé de Patricia, parce que, par son indolence, ses tergiversations et sa superbe elle a mit en péril la vie de notre sœur. Nous dénonçons, une fois de plus, le traitement raciste, vexant et violent qui est appliqué aux prisonniers politiques mapuches, et en particulier dans le cas de Patricia Troncoso qui a du risquer sa vie durant 112 jours pour obtenir des bénéfices pénitentiaires qui sont automatiques pour n’importe lequel des détenus.

Il faut dénoncer aussi le comportement anti-éthique du directeur de l’hôpital de Chillan, qui non seulement, a persécuté de façon constante les membres de la famille et les amis de Patricia qui campaient face à l’hôpital, mais qui, en plus, s’est joint au personnel médical de la gendarmerie pour torturer et séquestrer Patricia dans un hôpital qui était à sa charge, violant ainsi toutes les conventions internationales sur le traitement médical des patients et grévistes de la faim. Il a réduit les visites des membres de la famille directe et a laissé s’installer une pression en l’incitant à accepter une proposition gouvernementale quand elle était très faible et après avoir subit une intervention médicale, suite à une douteuse décompensation. Sur l’accord en lui-même nous maintenons notre appréhension, en particulier en ce qui concerne la parole du gouvernement, parce qu’elle ne garantie rien que nous puissions mettre en valeur mais nous reconnaissons la valeur de l’écrit de la conférence épiscopale d’assumer la responsabilité morale et garantir que la parole du gouvernement soit tenue, nous allons être attentifs à ce que l’église assume son rôle de garant.